Codes CFC : comprendre la nomenclature pour chiffrer une rénovation
Par l’équipe Diagly · · 6 min de lecture
En bref
Le CFC (Code des frais de construction, norme SN 506 500 publiée par CRB) classe les coûts d’une construction en groupes numérotés : 1 pour les travaux préparatoires, 2 pour le bâtiment, 4 pour les aménagements extérieurs, 5 pour les frais secondaires. Chiffrer une rénovation par CFC permet de comparer les offres et de suivre le budget poste par poste.
Qu’est-ce que le CFC ?
Le Code des frais de construction est la nomenclature de référence des coûts de construction en Suisse. Il range chaque travail dans une position numérotée, de la plus générale (un chiffre) à la plus fine (jusqu’à quatre niveaux). Architectes, entreprises et maîtres d’ouvrage parlent ainsi la même langue : la position 221 désigne partout les fenêtres et portes extérieures.
Les groupes principaux
- 0 : terrain
- 1 : travaux préparatoires (dont les protections et aménagements provisoires)
- 2 : bâtiment
- 3 : équipements d’exploitation
- 4 : aménagements extérieurs
- 5 : frais secondaires et comptes d’attente
- 9 : ameublement et décoration
Le groupe 2, bâtiment, en détail
Une rénovation se chiffre surtout dans le groupe 2. Ses sous-groupes suivent l’ordre du chantier :
- 21 : gros œuvre 1 (maçonnerie, béton, constructions en acier et en bois)
- 22 : gros œuvre 2 (221 fenêtres et portes extérieures, 222 ferblanterie, 224 couverture, 226 crépissages de façade, 228 fermetures extérieures et protection solaire)
- 23 : installations électriques
- 24 : chauffage, ventilation, conditionnement d’air
- 25 : installations sanitaires
- 26 : installations de transport (ascenseurs)
- 27 et 28 : aménagements intérieurs (281 revêtements de sol, 285 traitement des surfaces intérieures, 287 nettoyage du bâtiment)
- 29 : honoraires
Chiffrer une rénovation par CFC
Chaque ligne du devis porte un code, une désignation, une quantité, une unité et un prix unitaire. Le montant de la ligne est la quantité multipliée par le prix. Les lignes se regroupent par position à trois chiffres, ce qui donne une lecture par corps de métier, celle qu’attendent les entreprises et les maîtres d’ouvrage.
Pour une rénovation, le prix dépend de l’état constaté : une fenêtre en état moyen appelle un entretien, une fenêtre en mauvais état un remplacement. C’est pourquoi une base de prix utile donne, pour chaque article, un prix par état.
Les pièges courants
- Compter deux fois les mêmes m² : la façade et ses fenêtres, par exemple, quand la façade est comptée vitrage compris.
- Oublier les postes de chantier : protection des ouvrages existants, échafaudage, nettoyage final.
- Utiliser des prix anciens sans les ajuster au marché.
- Mélanger travaux, honoraires et TVA dans une même ligne.
Le CFC dans Diagly
Dans Diagly, chaque ouvrage relevé porte son code CFC, son unité et sa quantité, et la base de données du bureau donne un prix et des travaux pour chaque état. Les postes de chantier (protection, échafaudage, nettoyage) s’ajoutent d’eux-mêmes, et le rapport comme les exports suivent la structure du CFC.
Questions fréquentes
- CFC ou eCCC-Bât ?
- Le CFC classe les coûts par type de travaux, ce qui correspond aux corps de métier. L’eCCC-Bât (SN 506 511), plus récent, les classe par élément de construction. Les offres d’entreprises restent très souvent établies en CFC.
- Faut-il chiffrer jusqu’au quatrième niveau ?
- Pour un diagnostic, le niveau à trois chiffres suffit en général à la lecture du devis ; le détail sert à décrire précisément un travail.