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Diagnostic de bâtiment en Suisse : le guide pas à pas

Par l’équipe Diagly · · 6 min de lecture

En bref

Un diagnostic de bâtiment fait l’état de chaque ouvrage (façade, toiture, installations, intérieurs), en déduit les travaux et leur priorité, puis les chiffre. En Suisse, le chiffrage suit le plus souvent les codes CFC et les surfaces se mesurent selon la norme SIA 416. Le résultat est un rapport qui sert à planifier l’entretien ou la rénovation d’un immeuble.

À quoi sert un diagnostic de bâtiment ?

Le diagnostic répond à une question simple : dans quel état est ce bâtiment, et que faudra-t-il y faire, quand, pour combien ? Il est demandé par un propriétaire, une régie, une gérance ou une communauté de propriétaires par étages (PPE), avant un achat, avant une rénovation, ou pour bâtir un budget d’entretien sur plusieurs années.

Pour une PPE, il aide à dimensionner le fonds de rénovation. Pour une régie qui gère un parc, il permet de comparer les immeubles entre eux et de répartir les travaux dans le temps.

Le déroulement d’un diagnostic

  1. Rassembler ce qui existe : les plans, un éventuel certificat énergétique (CECB®), les données du registre fédéral des bâtiments.
  2. Préparer la visite : le rendez-vous, l’accès aux locaux techniques et aux combles, l’information des locataires.
  3. Relever l’état sur place, ouvrage par ouvrage, dans l’ordre du tour du bâtiment : une photo, un état, une remarque.
  4. Déduire de chaque état les travaux à prévoir et leur priorité.
  5. Chiffrer : les quantités du bâtiment multipliées par les prix des travaux.
  6. Rédiger le rapport et le remettre au client.

Noter l’état d’un ouvrage

La pratique la plus répandue note chaque ouvrage sur quatre états : très bon, bon, moyen, mauvais. L’état appelle des travaux (entretien, réparation, remplacement) et une priorité, souvent sur trois niveaux : I pour l’urgent, II pour le moyen terme, III pour ce qui peut attendre.

Les travaux se rangent ensuite par horizon, par exemple de 0 à 5 ans, de 5 à 10 ans et au-delà. C’est cette lecture dans le temps qui fait d’un diagnostic un outil de planification, et pas seulement un constat.

Chiffrer les travaux : codes CFC et quantités

Chaque travail se rattache à une position du Code des frais de construction (CFC), par exemple 221 pour les fenêtres ou 224 pour la couverture. Son coût est le produit d’une quantité (des m² de façade, des pièces de fenêtres) par un prix unitaire qui dépend de l’état constaté.

Au total des travaux hors taxes s’ajoutent les honoraires, une réserve pour imprévus et la TVA, à 8,1 % en Suisse. À ce stade, on parle d’une estimation : une enveloppe à plus ou moins 15 %, qui sert à arbitrer et à budgéter, pas d’un devis d’entreprise.

Ce que doit contenir le rapport

  • Une synthèse lisible par le client : l’état général, les urgences, l’enveloppe des travaux.
  • La description du bâtiment : adresse, année de construction, niveaux, surfaces.
  • L’état de chaque ouvrage, avec sa photo et les travaux qu’il appelle.
  • Le devis estimatif, poste par poste, rangé par code CFC.
  • La planification des travaux par priorité et par horizon.

Gagner du temps sans perdre en rigueur

Une grande partie du temps d’un diagnostic part dans la ressaisie : reporter les mesures des plans, retrouver les photos, recopier les prix, mettre en page. Un outil dédié comme Diagly reprend ces étapes : l’IA tire les métrés des plans, le relevé se fait sur iPad ou iPhone, même hors connexion, le chiffrage s’appuie sur une base de prix par code CFC, et le rapport sort à l’en-tête du bureau.

Questions fréquentes

Quelle différence entre un diagnostic et un CECB® ?
Le certificat énergétique (CECB®) évalue la performance énergétique de l’enveloppe et des installations. Le diagnostic évalue l’état de chaque ouvrage et les travaux à prévoir. Les deux se complètent : le CECB® éclaire les travaux énergétiques, le diagnostic couvre tout le bâtiment.
Qui réalise un diagnostic de bâtiment ?
Le plus souvent un architecte, un bureau d’ingénieurs ou un expert en bâtiment, mandaté par le propriétaire, la régie ou la PPE.

Prenez un immeuble que vous connaissez.

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